La parentalité positive…et créative ?

La parentalité positive

La parentalité est dite positive quand elle dit « comment faire» plutôt que non, quand elle guide l’enfant plutôt que de lui dire ce qu’il ne faut pas faire, quand elle donne des permissions et des ressources plutôt que des interdits. La parentalité positive s’inscrit dans la théorie de l’attachement.

Un nouveau regard sur l’enfant :
l’approche empathique

L’approche empathique suppose que l’enfant a des raisons de se comporter comme il le fait. Identifier les besoins sous-jacents aux comportements exagérés d’un enfant permet d’y répondre plus efficacement.
Cette approche privilégie l’attachement et l’autonomie de l’enfant et s’inscrit dans le courant de la psychologie humaniste et positive.
Elle soulage le parent en lui offrant des outils concrets et efficaces pour le quotidien.
Pas de culpabilité pour le parent, plus de tendresse, plus d’écoute et de respect mutuel et plus de coopération de la part des enfants !

Le monde change, les enfants d’aujourd’hui ne vivent plus dans le même environnement que ceux d’hier, tout bouge. Entre laisser-faire et autorité, les comportements des parents oscillent. La parentalité positive s’attache à construire en positif plutôt qu’à répondre à ce qui est négatif. Elle s’intéresse aux causes plutôt qu’aux seuls effets, elle travaille en amont pour éviter l’apparition d’attitudes de blocage plutôt que tenter de les réprimer ou de les punir. Elle n’a pas pour but de « redresser » les comportements des enfants, mais d’améliorer la vie en commun de manière à ce que chacun soit plus heureux. La parentalité positive pense en termes de besoins, d’étape de développement, de maturation du cerveau, d’enseignement et non en termes de caprices, de limites, de rapports de force et de domination.

L’enfant n’existe pas seul, il est un être de relation, un être social dès sa naissance. L’attachement se construit dans l’interaction entre le nourrisson et la personne qui s’occupe de lui. Les comportements de l’enfant, même et surtout les plus difficiles, ne cherchent pas à manipuler le parent, mais ont des causes. Ils expriment ses besoins, notamment d’attachement. Le rôle du parent est d’identifier ces besoins et de les nourrir.
Face aux comportements excessifs ou désagréable de nos enfants, la plupart des parents actuels se disent « elle me fait un caprice », « il est jaloux », « elle cherche l’attention », « il me teste », et réagissent en conséquence. Cette vision de l’enfant qui le et nous place dans un rapport de force permanent est ce que nous avons cru pendant de longues années.
Aimer son enfant est nécessaire, certes, mais pas suffisant pour faire face aux situations les plus banales du quotidien. Nous avons besoin d’idées, d’outils, d’exemples, pour nourrir nos attitudes parentales. Les modèles du passé ne nous conviennent plus, mais les alternatives sont peu développées. C’est une chose de dire qu’on ne tape plus, qu’on ne fait plus peur ni honte à nos enfant, mais alors que faire ? Que dire ? Comment agir face à leur comportement inadaptés ? Nous le constatons tous les jours, crier et punir est inefficace. La preuve ? Il faut toujours recommencer. Comment faire autrement ? Nombreux sont les adultes qui pensent que, s’ils ne giflent, ne menacent, ni ne punissent, ils devront passer leur temps à expliquer le pourquoi du comment à leur enfant. Le parentage positif ne consiste ni à donner des récompenses ni à expliquer en permanence, mais à développer de nouvelles attitudes parentales, pédagogiques et efficaces. Le plus souvent, chacun d’entre nous se dira « bon sang mais c’est bien sûr ! Pourquoi n’y ai-je pas songé plus tôt ? ». Nous n’y avons pas pensé parce que notre vision était inscrite dans un paradigme qui ne nous le permettait pas. D’autres, ailleurs, y ont pensé, ont expérimenté.
Nous avons besoin d’un autre regard sur nos enfants et les motivations de leurs comportements pour accomplir le rêve de tout parent : leur donner les fondations de leur sécurité intérieure, les accompagner dans l’intégration de leur confiance en leur personne propre comme en leurs compétences, pour qu’ils réussissent et deviennent plus tard des adultes autonomes, intelligents, responsables, empathiques. Nous avons aussi besoin d’idées d’exemples, d’astuces, de techniques simples et rapides pour la vie quotidienne, pour un quotidien plus gai, plus libre, plus heureux.